Passionné par le monde de l’entreprise bien au-delà de l’informatique, j’ai toujours cherché à comprendre les enjeux métier, financiers et organisationnels pour construire des solutions utiles, pas seulement techniquement correctes.
J’entre en CDI en 2008 et je prends immédiatement en charge le site Roto France Impression, alors environ 190 personnes, au sein de Maury, premier imprimeur national à l’époque. Le point de départ est simple : un SI encore très peu structuré, un réseau limité, beaucoup de papier et d’Excel, très peu de bases de données métiers. À partir de là, j’ai progressivement construit un SI industriel complet au service de la production, de la logistique, de la comptabilité, de l’infrastructure, de la sécurité et du pilotage.
Mon parcours ne s’est jamais limité à la technique, mais il s’appuie sur une base très forte de développeur et d’architecte. J’ai conçu et fait évoluer moi-même une partie importante des briques structurantes du SI, tout en travaillant au croisement des flux industriels, des stocks, de la rentabilité, de l’organisation et des arbitrages d’investissement. Ma technique n’a jamais été une fin en soi : je la mets au service des projets d’entreprise. C’est ce qui m’a toujours intéressé : relier le SI à la réalité de l’entreprise, pas faire de l’informatique hors sol.
J’ai aussi construit une capacité d’exécution dans la durée. D’abord seul, puis avec une équipe que j’ai formée et structurée jusqu’à 3 ingénieurs et 1 technicien. J’ai la transmission en tête, mais aussi la maîtrise des choix : face à des fournisseurs exigeants, je défends une ligne d’architecture cohérente, je refuse les coûts inutiles et je garde la main quand je peux le démontrer techniquement.
Ma vision de l’architecture SI
J’aborde l’architecture comme un moyen de garder un SI maîtrisable dans le temps, pas comme un empilement de technologies. Cette approche vient autant de ma pratique de développeur que de mon rôle de direction. J’homogénéise quand cela simplifie l’exploitation, la maintenance et les coûts ; j’accepte l’hétérogénéité seulement lorsqu’elle apporte un avantage métier clair.
Je privilégie des briques découplées, des échanges explicites et des responsabilités nettes, pour faire évoluer le SI sans le rendre dépendant d’un fournisseur, d’un outil ou d’un choix opportuniste. Ce qui compte n’est pas la technologie en elle-même, mais la solidité de la réponse qu’elle apporte.